Artistes

Sébastien Egret

Professeur de Technique Alexander

Cours individuels du lundi au samedi de 7h30 à 21hSur RDV au cabinet ou à domicile ou sur le lieu de travail

5 Place de la Baleine 69005 Lyon

☎ 06 42 13 45 45

✉️ sebastienegret@yahoo.fr

Avec la Technique Alexander, les artistes (musiciens instrumentistes, chanteurs, comédiens, conteurs, danseurs, circassiens,...) apprennent à se servir d'outils (l'inhibition et les directions) qui leur permettent :

  • d'améliorer leur performance,
  • de prévenir les troubles musculo-squelettiques et respiratoires, et d'apaiser les douleurs liés à leur activité,
  • de mieux gérer le stress, de réduire l'anxiété liée à la performance, d'améliorer la concentration.

Des études scientifiques dont deux récentes résumées ci-dessous viennent confirmer les bénéfices apportés par cette technique aux artistes depuis la fin du XIXe siècle.

Possibilité de prise en charge des cours de Technique Alexander au titre de la formation professionnelle continue sous réserve d'acceptation du dossier par l'OPCA ( AFDAS pour les intermittents du spectacle, FIFPL pour certains travailleurs indépendants, etc.) ou votre employeur (entreprises, collectivités) ou Pôle Emploi.

La Technique Alexander dans le domaine artistique

La reconnaissance des bénéfices de la Technique Alexander s'est rapidement faite dans le milieu artistique. Cela tient au fait que F. M. Alexander était lui-même acteur et qu'il a donc travaillé avec beaucoup d'artistes dès le début de sa carrière à commencer par les chanteurs et les acteurs.

Aujourd'hui, la Technique Alexander fait partie intégrante de l'enseignement offert dans plusieurs universités et conservatoires dans le monde, dont le Conservatoire de musique de Bruxelles, la Julliard School of Performing Arts de New York, la Royal Academy of Dramatic Arts de Londres, le National Youth Training Choir and National Youth Choir en Angleterre.

En France, elle est enseignée à l'Orchestre National de Lille, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, à l'ENSATT à Lyon, à la Maîtrise de Radio-France, au CEFEDEM de Normandie, au CCN de Rillieux-la-Pape, à la HEAR — la Haute Ecole des Arts du Rhin — ainsi qu'à l’Ecole Supérieure de Musique Bourgogne-Franche-Comté, au Pôle sup'93, dans divers conservatoires et écoles de théâtre de province.

Etude de Franck Pierce Jones avec une chanteuse

Franck Pierce Jones (1905-1975) a mené un grand nombre d'études sur les principes découverts par F. M. Alexander sur le comportement. Dans l'une de ses études, la voix d'une chanteuse est enregistrée. Lorsque la direction de sa tête par rapport au reste du corps est améliorée, le bruit haletant que la personne faisait habituellement à l'inspiration entre ses phrases n'apparaît plus. Le spectre de fréquence de sa voix devient aussi plus riche, les fréquences hautes apparaissent.

Travail avec une chanteuse. Images extraites du livre La liberté de changer (Freedom to change) de Franck Pierce Jones

Etude sur des pianistes

Dans cette étude publiée en 2015 [1] dans le journal Procedia- Social and Behavioral Sciences, 15 étudiants pianistes ont reçu un cours de 3 heures par semaine de Technique Alexander pendant 14 semaines. Les cours incluaient des mini-séances individuelles de 10 minutes avec chaque étudiant. Le but de l'étude était d'évaluer l'effet de la Technique Alexander sur la réduction des tensions musculaires ressenties par les musiciens. Chaque musicien a rempli un questionnaire avant et après intervention. Le questionnaire demandait aux étudiants d'évaluer l'intensité de la tension ressentie dans différentes parties du corps (les doigts, les mains, les bras, les poignets, les épaules, le dos, les jambes et le cou. La mesure de cette intensité allait de 1 à 5 pour chaque partie du corps (1 désignant le plus tendu et 5 étant le moins tendu).

Les résultats montrent une diminution statistiquement significative des tensions ressenties dans les doigts, les mains, les bras, les épaules et le dos (voir le graphe ci-dessus). Les tensions ressenties dans les épaules et le dos ont particulièrement diminué.

A noter toutefois que dans l'enseignement de la Technique Alexander, la diminution de l'intensité d'un trouble est un indicateur encourageant mais non suffisant pour évaluer les progrès de la personne. Le plus important est que la personne augmente son degré d'autonomie, c'est-à-dire sa capacité à améliorer l'utilisation qu'elle fait d'elle-même. Les personnes ayant participé à l'étude suivante ont témoigné du développement de cette capacité à s'aider eux-mêmes.

Etude sur les musiciens instrumentistes

Cette étude [2] a été publiée en 2019 dans le journal scientifique Bodywork and Movement Therapies. 23 étudiants du Conservatoire supérieur de Sydney ont participé à cette étude : 10 jouant d'un instrument à cordes, 4 jouant d'un instrument à vent, 8 pianistes et un chef d'orchestre. Les participants ont reçu des cours de Technique Alexander chaque semaine pendant 14 semaines. La majorité des participants (voir le diagramme ci-dessous) ont trouvé les cours de Technique Alexander particulièrement efficaces pour réduire la douleur, améliorer la posture, la capacité à se libérer des tensions inutiles, améliorer la technique instrumentale, le niveau de performance, augmenter l'efficacité dans la pratique, diminuer le stress et l'anxiété de la performance.

Témoignages

Pianiste professionnel

« La technique Alexander m'a vraiment permis de faire un bond en avant sur la perception que j'ai de mon corps et la façon dont je l'utilise pour jouer de mon instrument (piano). Les cours m'ont donné des moyens pour me laisser tranquille en jouant et pour réduire mes tensions inutiles face à certaines situations professionnelles stressantes. Le résultat est moins d'angoisses et une meilleure gestion de mes ressentis et donc de mon corps dans mon activité professionnelle. »

Chanteur lyrique professionnel

« Cela fait maintenant trois ans que je suis les cours, de manière intensive sous forme de stage grâce à l'aide de l'Afdas. Chanteur lyrique, j'étais très centré sur ma technique vocale, oubliant que la voix elle-même reposait sur un instrument plus grand auquel je n'avais jamais prêté attention : mon corps.

Les premiers cours ont été déterminants pour moi; la patience, la rigueur et l'exigence, la clarté du discours ont été autant d'éléments qui m'ont convaincu de poursuivre ce travail. Grâce aux leçons, j'ai constaté à quel point je n'étais pas dans le ressenti mais plutôt et seulement dans la volonté de faire du son au détriment de la globalité du geste vocal et des répercussions sur le corps. J'ai compris l'importance de la bonne posture pour trouver des bons appuis dans le corps, des bons appuis de souffle et de ses directions; et de libérer au fur et à mesure le corps de toutes les béquilles et autres contraintes que je lui imposais. J'ai compris que le corps n'était pas un bloc mais fonctionnait par dissociations, que le travail n'était pas extérieur mais toujours dans le ressenti.

Ce que j'ai apprécié dans le travail proposé, c'est la pratique de l'Alexander avec mon instrument. Nous avons toujours travaillé avec la voix. De ce fait j'ai rapidement évolué, oubliant progressivement les résistances et les limites que je pouvais avoir avant le travail.

Les cours m'ont beaucoup aidé en changeant ma posture mais au sens large : travailler sur mon corps a libéré ma voix et m'a rendu un chanteur plus serein et positif sur les scènes et dans toutes les auditions qui ponctuent la vie d'un chanteur lyrique. »

Saxophoniste professionnel

En tant que musicien de haut niveau, je ressens depuis longtemps la nécessité d’être plus conscient de mon corps et d’en acquérir le bon usage. En un an, la Technique Alexander que m’enseigne Sébastien Egret m’a accompagné sur la voie d’une proprioception plus affûtée et d’une meilleure utilisation de moi-même. Cette amélioration m’a clairement permis de réduire mes douleurs liées à l’utilisation de mon instrument et à mes actions quotidiennes, mais également d’améliorer mes performances musicales en développant une plus grande confiance en moi et en me permettant de gagner en assurance et en présence scénique.

Violoniste professionnel

« Ces cours de Technique Alexander ont été d'une grande utilité pour moi. Elle m'a ouvert sur une autre approche de mon quotidien et sur mon rapport avec le violon. Je la recommanderais vivement à tous les musiciens en quête de stabilité. »

Professeur de guitare et de chant

« Grâce aux cours de Technique Alexander, j'ai pu apprendre des outils pour changer l'utilisation de mon corps dans mon activité professionnelle. Je sens mes gestes plus efficaces, et dans les situations d'effort une plus grande efficacité avec moins de tension. Je me fatigue donc moins.

Lorsque je joue de la guitare, mes mouvements ont pris une autre direction, qui vont vers plus de confort, dans une prise en compte globale de tout le corps, et non juste des doigts.

Pour la voix le résultat est très intéressant : la voix sort mieux, en souplesse. Cette approche a réellement changé ma façon d'utiliser mon corps et d'envisager le mouvement. »

Professeure de piano

« J’ai suivi 10 cours de méthode Alexander qui m’ont permis de me rendre compte que se tenir droite était à l’opposé de mes certitudes ! Cette méthode à laquelle je pense très souvent m’apporte du bien-être tant dans la vie quotidienne que dans la pratique de mon instrument, le piano, et dans la pratique du taï-chi. J’ai depuis moins de douleurs ( pratiquement plus du dos ) et lorsque je commence à ne plus penser à ce que j’ai appris ( ce qui arrive malgré tout souvent ! ) une petite voix me dit de corriger immédiatement ma posture ! Je recommande vivement cette méthode à mon entourage. »

(1) Davies J. Alexander Technique classes improve pain and performance factors in tertiary music students. Journal of Bodywork and Movement Therapies 2019, https://doi.org/10.1016/j.jbmt.2019.04.006

(2) Fung Ying Loo, Gabriel Isaac Evens, Mohd Nasir Hashim, Fung Chiat Loo. Tension release in piano playing: Teaching Alexander Technique to undergraduate piano majors. Procedia - Social and Behavioral Sciences 174 ( 2015 ) 2413 – 2417. DOI: 10.1016/j.sbspro.2015.01.910